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Coquillages de pêche à pied

Pêche à pied récréative

La pêche à pied récréative, est pratiquée toute l’année par des milliers d’usagers, sur une partie importante du linéaire côtier. En complément de la surveillance des gisements professionnels de coquillages exercés par IFREMER, l’ARS assure le suivi de la qualité des coquillages de pêche à pied récréative au niveau des gisements les plus fréquentés de la façade maritime.

Le département de la Manche présente le plus fort potentiel du point de vue des gisements naturels de coquillages : 15 points représentatifs de gisements de pêche à pied récréative font l’objet d’un suivi sanitaire régulier sur le littoral de la Manche et 1 sur celui du Calvados.
Ce suivi sanitaire, mis en oeuvre par l’ARS, se fait en collaboration et avec le partenariat financier des Départements du Calvados et de la Manche, et de l’Agence de l’eau Seine Normandie. Il concerne exclusivement les bivalves filtreurs : huîtres, moules, coques, palourdes. Ces mollusques filtrent, pour se nourrir, de grandes quantités d’eau et peuvent concentrer dans leur chair des  éléments  pouvant  être  préjudiciables  à  la  santé  du consommateur. Le suivi sanitaire comprend le suivi de la qualité microbiologique (suivi bimensuel sur 17 points), le suivi des métaux lourd (suivi trimestriel sur 12 points) et le suivi de la qualité radiologique (suivi annuel sur 10 points).
L’ensemble des résultats est transmis aux communes concernées pour affichage sur les panneaux mis en place à proximité des zones de pêche. Pour les sites du département de la Manche, les résultats sont  mis en ligne sur le site internet : www.environnement-sante-manche.org et prochainement sur celui de l’ARS : www.ars.basse-normandie.sante.fr.

En période estivale, des épisodes de prolifération de certaines espèces phytoplanctoniques sont observés sur le littoral du Calvados. Le suivi du phytoplancton dans l'eau et des toxines dans les coquillages  entraîne une vigilance particulière avec parfois la proposition de mesures de gestion adaptées à la situation (restrictions, interdictions, information…).

Résultats de la saison 2009

L’évaluation de la qualité sanitaire des coquillages issus des gisements naturels manchois montre, sur la campagne 2009, une qualité fluctuante qui s’apparente à la classe de qualité B définie pour le classement des zones de production conchylicoles.
Des dérives de qualité plus marquées peuvent être observées à la suite de précipitations abondantes et par marées de très fort coefficient pour les gisements sous l’influence des panaches des écoulements de havres de la côte ouest Cotentin.
Le gisement de moules de la pointe du Roc à Granville présente, quant à lui, une qualité médiocre qui justifie le maintien de l’interdiction de pêche. Cette restriction d’usage qui vaut pour les coquillages filtreurs concerne donc également les huitres.
Ces résultats justifient le rappel de quelques précautions d’usage que le service santé environnement diffuse au travers des panneaux d’information à proximité des sites de pêche, de plaquettes d’information,de messages dans la presse locale et de son site internet www.environnement-sante-manche.org dont la promotion est réalisée par une carte postale mise à disposition du public.
La qualité est aussi assez fluctuante pour le point de suivi dans le Calvados Cela est essentiellement du à la situation de ce gisement à proximité de l’estuaire de la Dives. Les périodes de fortes précipitations jouent bien entendu un rôle dans ces dérives de qualité.

Cadre réglementaire

En l’absence de réglementation sanitaire spécifique aux coquillages de pêche récréative, il est fait référence aux critères de qualité sanitaire des zones de production (article R.231-41 du Code rural) : “dans les zones de production, la pêche des coquillages vivants destinés à la consommation humaine ne peut être pratiquée à titre non professionnel que sur les gisements naturels situés dans des zones classées A ou B.  Les modalités de l’information sanitaire du public se livrant à (la pêche à pied de loisir) dans des zones classées B sont fixées par un arrêté conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé des pêches maritimes et des cultures marines, pris après avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

*Concentration /100 g de chair et liquides
(1) Tolérance de dépassement réintroduite pour une période transitoire allant jusqu’en 2009 (Règlement CE 1666/2006) Critères microbiologiques de définition des classements de salubrité des zones de production suivant le règlement de la commission européenne n°854/2004 du 29 avril 2004.

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